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Quatre organisations informent la population de Saint-Ferdinand sur la prévention du suicide et des dépendances
La salle communautaire de Saint-Ferdinand a reçu un groupe de citoyens pour entendre comment soulager la détresse des individus qui pensent au suicide ou qui sont aux prises avec des dépendances, le 13 mars dernier. La conférence a réuni des spécialistes de l’organisme pour la prévention des addictions Ô Rivage, le Centre de prévention du suicide Arthabaska-Érable, la Sureté du Québec de l’Érable et les services paramédicaux d’Urgence Bois-Francs.
TVCÉ – Initiative de journalisme local
Les Chevaliers de Colomb de Saint-Ferdinand ont organisé une activité de prévention de suicide et des dépendances. Son secrétaire et archiviste, Benoit Brais, a souligné que la présence d’un policier conférencier démontre que la police ne fait pas juste de la répression. « L'idée c'était de faire comprendre au monde que la police ce n’est pas juste la répression, ils sont là aussi ‘to serve and protect’ [pour servir et protéger] ».
Les Chevaliers de Colomb défendent les valeurs chrétiennes et le droit à la vie. « Il arrive des gens qui ont fait des tentatives de suicide (…). Je pense que c'est important que le monde sache qu’il y a toujours des personnes ressources pour nous aider », a dit monsieur Brais.
Prévention des dépendances
Ô Rivage est un organisme situé à Plessisville qui sert les MRC de l’Érable et d’Arthabaska avec des activités contre les dépendances aux drogues. Les ateliers de croissance personnelle et des activités ludiques, comme la marche, les arts, la cuisine sont valorisées pour aider à vaincre la dépendance.
« Le premier mercredi de chaque mois on vient regarder un film, un film dans lequel il y a toujours une belle morale », explique Marc-Antoine Bouchard, intervenant d’Ô Rivage.
Augmentation des interventions
Prévention du suicide et des dépendances aux drogues ne sont pas les principaux sujets à traiter dans les interventions policières, mais les policiers font face à ces situations de plus en plus souvent.
« Est-ce que j’ai été formé pour parler de ça? Non, pas du tout. Est-ce que ça fait partie de mon quotidien? Oui », observe le policier Patrick Vincent. « Je ne suis pas psychologue, je suis policier; mais je dois faire beaucoup de psychologie dans mon métier ».
Dans les dix dernières années, les interventions policières de la Sureté du Québec ont presque triplée au Québec, à propos de situations psychologiques limites, comme le suicide et la consommation de drogue.
La promotion de la vie
« On va offrir la prévention par la promotion de la vie. Donc, la promotion de la vie c'est quoi? Tout ce que vous aimez faire, les passions, tout ce qui vous rend heureux dans votre quotidien », explique la coordonnatrice clinique du Centre de prévention du suicide Arthabaska-Érable, Élodie Rousseau. Cet organisme travaille avec les patients pour découvrir les activités qui apportent du plaisir à la personne, pour éviter des idées suicidaires.
Quand les paramédics doivent agir contre la volonté des patients
« Notre expertise est plus quand il [le patient] a passé à l’acte », reconnait le paramédic du Service d’Urgence Bois-Francs, Jérémy Charland, par rapport au début d’un acte suicidaire.
Les intervenants paramédicaux sont aussi équipés avec des médicaments pour agir sur place: « Nous on a des médicaments pour contredire l’effet de certaines drogues », ajoute monsieur Charland, à propos des patients avec des additions aux drogues.
L’une des situations les plus difficiles apparait quand les ambulanciers doivent transporter un patient à l’hôpital contre sa volonté. « Malheureusement, quand la police (…) nous appelle pour un transport associé à un suicide, souvent c'est l'application de la loi P38 qui a été faite. Une loi qui force un transport à l'hôpital. C'est malheureusement souvent ça (…). Tu viens avec nous si tu veux ou on va te faire embarquer », souligne le paramédic Charland.
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