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La Télévision communautaire de l’Érable fait face à une opposition politique des élus
La Télévision communautaire de l’Érable fait face à une opposition politique des élus
Les journalistes de la TVCÉ ont été interdits de poser des questions aux élus lors de la séance du conseil municipal de la Paroisse de Plessisville, le 2 octobre dernier. Cette pratique contrevient à la liberté de presse.
TVCÉ – Initiative de journalisme local
Le point six à l’ordre du jour: « période de questions », a lu la responsable des communications et des loisirs de la Paroisse de Plessisville et future secrétaire de l’assemblée, Laurie Sauvageau, pour rendre public l’ordre du jour.
« Aux citoyens », a interrompu le maire, Jean-François Labbé. Madame Sauvageau a répété l’ajout oral au texte : « aux citoyens ». Au même moment, le maire a regardé un à un les deux membres de l’équipe journalistique de la TVCÉ en frappant son stylo sur la table d’un air décisif. La première minute de la séance était déjà le gage d’une soirée haute en couleur.
« Juste un instant »
À 5 minutes du début de la séance, le maire Jean-François Labbé demandait aux personnes dans la salle si elles avaient des questions : « est-ce que vous avez de questions, chers citoyens? ».
« J’ai de questions » a répondu la journaliste stagiaire du programme de l’Initiative du journalisme local de la TVCÉ, Silvana Suarez.
« Juste un instant, on va commencer par les citoyens », a répondu le maire.
« Ça va être après la séance »
À 47 minutes après de la séance, le conseilleur pour le district numéro 5 de la Paroisse de Plessisville, Marc Gendron, a demandé au maire de donner la parole à l’équipe journalistique de la TVCÉ. Monsieur Labbé lui a répondu : « Ça va être après la séance, ça ne sera pas pendant la période de questions des citoyens ».
À la fin de la séance, le silence remplissait la salle occupée par sept membres de la municipalité, trois membres du public et les deux membres de l’équipe journalistique de la TVCÉ.
La journaliste stagiaire, Silvana Suarez, a réitéré sa requête afin de poser des questions au conseil. « C’est mon tour? Oui? ». Et le maire Labbé de lui répondre : « En demande d’entrevue, présentement, je ne prends pas les entrevues et je ne réponds pas à vos questions ».
Obligation journalistique de défendre la liberté de presse
L’équipe journalistique de la TVCÉ respecte les deux codes et guides déontologiques suivants : celui de l’Association canadienne des journalistes et celui de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.
Les principes éthiques de la deuxième organisation indiquent clairement que : « les journalistes ont le devoir de défendre la liberté de presse et le droit du public à l’information, sachant qu’une presse libre joue le rôle indispensable de chien de garde à l’égard des pouvoirs et des institutions ».
Question morale plutôt que légale
Il faut souligner que les évènements où les élus ou fonctionnaires ne collaborent pas avec les questions des journalistes constituent une atteinte à la liberté de presse. C’est une question de transparence plutôt que de légalité.
Apparemment, le maire de la Paroisse de Plessisville aurait exercé un pouvoir discrétionnaire en décidant qui avait le droit de s’exprimer ou non lors de la séance du conseil, selon son critère personnel.
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