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La Coalition des forces sociales dénonce l’augmentation de la pauvreté dans la région de l’Érable-Arthabaska
L’organisation « Coalition des forces sociales » a dénoncé la précarité alimentaire qui prévaut dans la région, la crise du logement et l’accroissement de l’itinérance, lors de la journée de la justice sociale.
TVCÉ – Initiative de journalisme local
Le 20 février 2024, une soixantaine de personnes se sont réunies à la Vélogare du Grand-Tronc à Victoriaville, avec une température d’environ moins 17 dégrées Celsius, pour commémorer la journée mondiale de la justice sociale. Elles étaient entourées par des tentes vides installées dans la neige, représentant l’itinérance. Les boissons chaudes entre les mains ont servi à lutter contre le froid et symbolisaient la lutte pour la subsistance que mènent les personnes sans-abri en hiver.
« De plus en plus les gens ont de la difficulté à se loger, que ça coûte de plus en plus cher d'avoir un logement potable de qualité, et aussi que tous les prix au niveau de l'alimentation c'est en éternelle augmentation », a souligné l’intervenant de l’Association des groupes d’éducation populaire autonome (AGÉPA) du Centre-du-Québec, François Duguay.
La journée mondiale de la justice sociale
Le 26 novembre 2007, l'Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies a déclaré le 20 février de chaque année, comme la Journée mondiale de la justice sociale.
Cette journée tient à rappeler aux sociétés que toutes les personnes sont égales et que tous les êtres humains sans discrimination doivent bénéficier du progrès économique et social, peu importe l’endroit où ils se trouvent.
Un scénario de pauvreté préoccupante
« Nous croyons que le gouvernement doit mettre en place un revenu de base garantie décent pour tous, parce que ce n'est pas avec 807 dollars [d’aide financière de dernier recours] par mois qu'on va répondre à nos besoins les plus essentiels », a réclamé la coordonnatrice de l'Association coopérative d'économie familiale Bois-Francs, Marie-Ève Desnoyers.
Les organisations régionales ont souligné que dans le dernier temps, elles ont observé une augmentation dans le nombre de personnes qui, malgré qu'elles ont des emplois à temps plein, n’arrivent pas à combler leurs besoins de base. « C'est une clientèle qu'on s'aperçoit qui ne venait pas avant au Support et puis qui s'en vont dans la caisse parce qu'ils ont de la difficulté à payer [...]. C'est le constat qu'on fait, que les gens ont de plus en plus de difficulté à arriver, puis c'est une classe de gens travailleurs», observe la directrice générale pour Le Support, Marie-Pierre Patry, un organisme qui offre des articles usagés à prix modique.
Les travailleurs de rue constatent aussi une augmentation de l’itinérance dans la région depuis le moment de la pandémie de Covid-19. « On voit les choses augmenter à une vitesse assez folle, j'ai envie de dire, depuis les deux ou trois dernières années. Nous on voit la pente ascendante. Là ce qui commence à arriver c'est que l'itinérance est de plus en plus visible », indique avec alarme le travailleur de rue de Répit Jeunesse, Sébastien Perreault.
Cette tendance est confirmée par l’organisme Maison Raymond Roy, une auberge qui offre des séjours qui varient d'une nuit à six mois, à des jeunes sans-abris. « En décembre 2023 on a eu un taux d'occupation de 99 %, ça veut dire qu’aussitôt qu'une chambre qui se libérait on avait juste le temps de faire le ménage, de rappeler l'autre personne [...]. C'est que le taux de 99 % c'est l'équivalent de 100 %. Ça veut dire que ça a tellement roulé que jamais vraiment il y avait de place pour quelqu'un », reconnait la directrice générale de l’auberge du cœur, Maison Raymond Roy, Cindy Kirouac.
La Coalition des forces sociales est composée des mouvements communautaires, syndicaux, écologistes, étudiants et féministes de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Premières réactions sur l’approbation du projet éolien Broughton
Vers la fin de janvier 2024, Hydro-Québec a approuvé le projet de construction d’un parc éolien dans les municipalités de Saint-Pierre de Broughton et Sacré-Cœur-de-Jésus, au sein de la MRC des Appalaches. Il s’agit du projet éolien mieux connu sous le nom de projet Broughton.
Il compte sur le financement conjoint de la MRC de l’Érable, la MRC des Appalaches, les conseils des Abénakis d’Odanak et de Wôlinak.
Considérant que les municipalités impliquées sont entourées par des territoires agricoles, l’Union des producteurs agricoles de la région Chaudière-Appalaches, a exprimé ses premières réactions sur l’avancement de ce projet éolien. « On ne veut [...] aucun projet éolien en zone agricole et aucun projet éolien dans les érablières [...]. On veut pas qu'il y ait aucune construction d'éolienne sur des terres cultivées », a affirmé le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la région Chaudière-Appalaches, James Allen.
Dans l’appel d’offres de construction de parcs éoliens, Hydro-Québec requiert que la population locale appuie l’installation des turbines éoliennes, comme condition préalable à la construction. L’UPA régionale pense présenter une objection lors des consultations publiques, si le parc éolien de Broughton touche des territoires cultivables.
« On va s'objecter [...], on va aller à des audiences publiques [...]. On a même pas 2 % de nos terres qui sont cultivés, il va falloir arrêter d'en perdre », ajoute monsieur Allen.
L’UPA locale maintient que dans des autres endroits elle a été approchée par les compagnies éoliennes, pour déterminer où il serait mieux de placer les turbines. Mais cela n’a pas été le cas pour le projet Broughton, soutient monsieur Allen. « Dans le coin de Broughton, il n’y a pas eu aucune compagnie qui nous a approchés pour nous demander où est-ce qu'on pense qu’il sera le mieux de construire les éoliennes » .
À la fermeture de cette édition, ni MRC des Appalaches ni la MRC de l’Érable n’avait répondu positivement aux demandes d’entrevue pour télédiffusion de l’équipe journalistique de la TVCÉ.
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