Article dans le Courrier de la Nouvelle-Écosse - le 2 décembre 2022
Gabrielle Samson est de retour dans sa communauté pour représenter la francophonie de son coin de pays. Cette Catou a récemment obtenu un poste à la télévision communautaire Telile qui lui a permis de revenir dans la région de Richmond.
Mme Samson, qui a grandi aux Petites-Anses, parle de sa communauté avec beaucoup d’amour. « Je viens de la grande famille des Samson et des Landry (Saindoux) et j’ai vécu toutes mes années d’enfance et d’adolescence à La Pointe, aux Petites-Anses et à Petit-de-Grat, raconte-t-elle. C’est une région qui a beaucoup de forces, qui est très dynamique, et qui n’a pas peur des défis; elle est comme une tempête ».
Après avoir terminé ses études secondaires à l’École Beau-Port, Mme Samson a fréquenté l’Université Sainte-Anne afin d’obtenir son baccalauréat. Ensuite, elle a enseigné à Yellowknife, Arichat et, finalement, elle « s’est aventurée » à Pomquet pendant sept ans avant son retour à Isle Madame.
« Ça faisait longtemps que j’étais au loin et même si Pomquet n’est pas loin, c’est loin assez pour ne pas faire parti, dit-elle. Je voulais vraiment revenir pour essayer d’offrir de quoi à la région, mais je ne savais pas comment contribuer. Puis, quand j’ai vu le poste avec Telile pour journaliste francophone, j’étais comme, ah oui ! Je pourrais définitivement faire ça, parce que j’ai grandi en regardant Telile. Je savais quel type de programmation ils faisaient, et je connaissais vraiment bien la région acadienne de Richmond. Je voulais vraiment bien la représenter. »
Telile ?
Telile est l’une des rares chaînes de télévision communautaire au Canada à être, sans marque, à but non lucratif et à avoir encore quelques émissions en direct. Elle est basée sur l’Isle Madame, dans le comté de Richmond.
Gabrielle a commencé son travail au mois d’août. Elle raconte que les premières semaines étaient surtout dédiées à la formation et qu’elle s’est lancée pour créer du contenu vers la fin septembre.
Au début, son mandat était de créer une heure de contenu en français par semaine. Depuis novembre, Gabrielle a comme mission de créer une heure et demie de contenu francophone axé sur le journalisme civique. Et vers la fin décembre, elle devra créer deux heures par semaine.
Elle est heureuse d’avoir eu l’occasion d’avancer dans son nouveau poste. « Ça va super bien jusqu’à maintenant, me confie-t-elle avec des petites étoiles dans les yeux. Je travaille ici et c’est beaucoup mieux pour mon cœur. »
Trois émissions en français
Dans l’émission Par chez nous, Gabrielle Samson essaie surtout de donner de la visibilité aux personnes et aux projets locaux pour « mettre un visage aux gens de la région ».
Notre voix pour nos droits est une série de reportages d’environ 15 minutes créée dans le but de résumer les questions importantes et pertinentes soulevées par les trois paliers de gouvernement et de rendre l’information accessible à la communauté.
En ce sens, Mme Samson est comme une traductrice. Elle prend ce qu’elle entend dans les rencontres politiques et transfère le contenu en utilisant des mots que les gens d’ici comprennent.
« Ceci m’apporte beaucoup de nouveau vocabulaire en gouvernance municipale, explique-t-elle. Je me base beaucoup sur la région de Clare qui fonctionne déjà de cette façon en français. Je les remercie beaucoup pour ça, d’ailleurs, de m’offrir ces termes-là que je n’avais pas nécessairement. » Avec le temps, Gabrielle espère que ce vocabulaire sera plus connu par les gens de Richmond.
Et finalement, dans sa troisième émission Cette semaine en Acadie, elle fait la promotion de ce qui se passe dans la région acadienne de Richmond, mais aussi à travers la province.
Richmond est une région qui s’est toujours beaucoup impliquée du côté communautaire. Même si la population vieillit et que les gens restent plus souvent chez eux depuis la Covid, la journaliste croit qu’il est quand même important de les informer de ce qui se passe.
Elle essaie de participer à la majorité des assemblées générales annuelles des regroupements provinciaux. Quand elle a la permission, elle sort sa caméra pour filmer. Sinon, elle prend des notes. Le but est de « garder tout le monde au courant de qu’est-ce qu’est la progression de l’Acadie en Nouvelle-Écosse ».
Les trois émissions qu’elle réalise, ainsi que d’autres contenus pour la télévision communautaire, sont aussi disponibles sur la chaîne YouTube de Telile.
Mme Samson veut donner une visibilité aux gens de Richmond et elle espère qu’en entretenant plus de gens de sa région, il y aura un nouveau niveau de sécurité linguistique chez les Acadiens de la région.
Projets à venir
Gabrielle travaille présentement sur plusieurs projets, collaborations, et partenariats, notamment avec Potlotek, Torbé et les aînés.
Elle est ouverte à l’idée de contribuer à d’autres projets et d’offrir davantage de visibilité aux groupes, organismes et individus.
Elle rappelle que Telile appartient à la communauté et que, si le public veut voir quelque chose de spécifique, il ne faut pas hésiter à la contacter.
Elle ajoute que si les résidents de la région ont des questions pour les élus de Richmond, ils n’ont qu’à lui soumettre leurs questions pour les prochaines rencontres municipales. Elle promet qu’elle posera ces questions à leur nom, quand elle aura l’occasion.
Ajouter un commentaire
A propos l’IJL
LJI Impact is the section of commediaportal.ca where the journalists and their organizations participating in CACTUS' Local Journalism Initiative can share their greatest successes.
Through the written stories, photos and videos you see in the LJI Impact section, you'll be able to read first hand accounts about how the presence of a community journalist is making a difference in communities across Canada through the Local Journalism Initiative and the Community Media Portal.
The Community Media Portal is a gateway to the audio-visual media created by community media centres across Canada. These include traditional community TV and radio stations, as well as online and new media production centres.
Community media are not-for-profit production hubs owned and operated by the communities they serve, established both to provide local content and reflection for their communities, as well as media training and access for ordinary citizens to the latest tools of media production, whether traditional TV and radio, social and online media, virtual reality, augmented reality or video games.
The Community Media Portal has been funded by the Local Journalism Initiative (the LJI) of the Department of Canadian Heritage, and administered by the Canadian Association of Community Television Users and Stations (CACTUS) in association with the Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec (the Fédération). Under the LJI, over 100 journalists have been placed in underserved communities and asked to produce civic content that underpins Canadian democratic life.


