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Projet éolien Des Neiges : les citoyens consultés demeurent vigilants
Des consultations citoyennes ont eu lieu à la fin mai, à Baie-Saint-Paul, sur l'implantation éventuelle d'une soixantaine d’éoliennes d’une hauteur de 200 mètres, dans la Seigneurie de Beaupré. Les citoyens ont apprécié, mais restent sur leur garde.
Mathieu Larivière – Initiative de journalisme local
La construction du projet éolien Des Neiges - Secteur Charlevoix débuterait à l’été 2025 et sa mise en opération est prévue pour 2027. Détenues à parts égales par Hydro-Québec, Boralex et Énergir, les infrastructures énergétiques auraient une puissance de 400 MW et pourraient alimenter 120 000 foyers.
Comme l’explique M. Pascal Poinlane, porte-parole chez Hydro-Québec, la société d’État cherche à augmenter et à transformer sa production d’électricité en sol québécois. « Ça s’inscrit dans nos projections finalement de besoins énergétiques au Québec d’ici 2035 parce qu’on entre dans une phase de transition énergétique. Ce n’est pas seulement le Québec, c’est l’ensemble des provinces, même l’ensemble des pays modernes du monde qui ont besoin de se départir de leur dépendance aux énergies fossiles pour s’en aller tranquillement vers les énergies vertes, les énergies renouvelables, vers l’électricité », a-t-il dit.
Le consortium a également présenté les investissements à réaliser pour la mise sur pied du parc ainsi que les retombées économiques pour la région. Les redevances pour les communautés locales (Premières Nations et MRC de Charlevoix) sont évaluées à 2,7 millions de dollars par année, sur une durée minimale de 30 ans, pour une enveloppe totale de 80 millions de dollars. La valeur des revenus projetés qui bénéficieront aux actionnaires n’a cependant pas été dévoilée.
Le parc éolien représente également une opportunité attrayante pour Hydro-Québec. L’entreprise d’État deviendrait co-propriétaire du projet plutôt que simple acheteuse de l’énergie qui serait produite par un promoteur privé. Cela lui permettrait notamment de générer davantage de dividendes issus de l’exploitation.
Considérations environnementales
Advenant la réintroduction du caribou forestier en milieu naturel, dix-sept emplacements d’éoliennes du projet dans sa forme actuelle se retrouveraient dans l’aire de répartition de l’animal qui a été établie par le gouvernement du Québec.À ce jour, Boralex n’a retiré que six éoliennes de ses plans.
« Pour que le caribou puisse reprendre ses activités, il faudrait un territoire qui serait perturbé à maximum 35%. À la Seigneurie de Beaupré, en raison des activités forestières et récréotouristiques, on est à 92% de perturbations. Ça, ce n’est même pas en lien avec le parc éolien [...] comme on est à 92%, ce n’est pas le territoire le plus propice pour le caribou », affirme Mme Katheryne Coulombe, conseillère principale aux affaires publiques et aux communications chez Boralex.
La porte-parole soutient que le promoteur a retiré six éoliennes dans les secteurs où le cervidé aurait davantage de probabilités de réinsertion et de reproduction.
D’autres mesures d’atténuation d’impact environnemental ont été présentées, en ce qui a trait par exemple à la préservation de la grive de Bicknell et des chauves-souris. Les préoccupations entourant la modification des paysages charlevoisiens ont aussi fait l’objet d’études.
Des citoyens mi-figue mi-raisin
Au total, une cinquantaine de personnes se sont déplacées au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul lors des deux journées de consultations. Les quelques témoignages recueillis ont à la fois fait mention de satisfaction et de préoccupations quant au parc éolien.
« On a une responsabilité comme population de faire les bons choix pour les petits à naître. C’est de la bienveillance parce que ce qui se décide aujourd’hui, c’est ces petits-enfants-là qui vont le vivre [...] », a affirmé une citoyenne.
Cette même dame se dit favorable à la présentation des promoteurs, mais va quand même « suivre si effectivement les réglementations, et puis les normes sont respectées. De dire une chose, de l’annoncer, c’est un premier pas, mais il faut suivre le projet [pour voir] comment il se développe pour s’assurer que ces choses-là sont [sic] respectées ».
Un autre citoyen a mentionné que le projet semblait « bien ficelé » et que la mise à jour apporte des informations pertinentes pour que la population puisse réfléchir et poser des questions. Il pense cependant que les redevances ne sont pas à la hauteur de ses attentes. « Je trouve que 80 millions sur 1 milliard, c’est peu », a-t-il avoué. D’autres mises à jour du projet suivront dans les mois à venir.
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